Critique : Anastasia (1997)

Critique : Anastasia (1997)

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J’ai enfin vu Anastasia… L’histoire est jolie, émouvante, finalement relativement sombre. Je reprocherait à Raspoutine d’être plus risible que terrifiant, et certains passages avec lui sont dégueulasses (quand il perd des membres, quand il étire sa main, quand il meurt) mais sinon l’histoire est émouvante, jolie et agréable à suivre.

En revanche, et là du coup je suis encore plus intransigeant sur le fait que ce film n’est PAS un Disney, c’est au niveau technique, pour un film de 1997, l’animation est pitoyable, avec un mélange 2D/3D pas toujours réussi, des dessins assez moyens, surtout quand on voit qu’un an avant, Disney sortait Le Bossu de Notre-Dame, véritable chef-d’oeuvre technique ! Au final, bien que l’histoire me plaise, le film est désagréable à regarder tant ses éléments 3D s’intègrent mal visuellement (le coup de la boîte à musique systématiquement en 3D, c’est frappant, quand les personnages ont un contour marqué et pas l’objet, ça fait vraiment bizarre…).
De plus, le choix des plans en 3D est parfois hasardeux, quel besoin de nous montrer une séquence en 3D pour montrer Anastasia qui monte un escalier, alors qu’on a juste après une superbe séquence chantée dans la grande salle de bal avec une espèce de rêverie de gens qui dansent, et aucun passage en 3D dans cette séquence ? À quoi sert de faire les intérieurs du bateau en 3D alors que pour donner l’illusion de tanguer il suffit d’incliner légèrement l’image ? Je passerai sur certains éléments animés en 3D saccadée par rapport au reste.

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Le plan 3D inutile, qui montre Anastasia qui monte les marches, wahouuu !

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La séquence qui suit est superbe et émouvante, avec une musique magnifique, on aurait pu avoir du plan 3D façon La Belle et la Bête pour émerveiller, mais rien du tout….

Le constat est donc assez amer sur le plan technique : le film, en plus de très mal vieillir visuellement, n’arrive pas à se mettre au niveau d’un Disney sorti l’année précédente, et on le voit bien aujourd’hui, Le Bossu n’a pas pris une ride, tandis qu’Anastasia semble sorti d’un autre temps. Avant de voir la date j’ai cru que le film datait de la période Alladdin/La Belle et la Bête, soit en 1991-1992, et pourtant ces deux films non plus n’ont pas vieilli et leurs éléments 3D sont judicieusement utilisés et avec parcimonie.

Dommage qu’avec une telle histoire on ait pas eu quelque chose de plus soigné.

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Je sais pas si vous voyez bien, mais la boîte à musique est très mal intégrée au reste, on a l’impression qu’elle flotte et que les personnages font du mime…

Autre petit défaut : le doublage, quelle idée ont-ils eu de coller la voix de Raspoutine pour la voix chantée de Vladimir (le gentil gros qui accompagne Anastasia et Dimitri) ???? L’enfant lui ne fera pas gaffe, moi ça m’a choqué, la voix de base du personnage n’a rien à voir, mais en plus ayant entendu Raspoutine chanter déjà avant, c’st d’autant plus choquant d’entendre à nouveau Richard Darbois chanter sur un autre personnage, ils pouvaient pas trouver un autre doubleur ???? oO

Je mettrai 5/10 parce que l’histoire et les chansons sont magnifiques, mais la technique, qui représente la moitié du film, est ratée, avec quelques défauts de doublage qui viennent rajouter au constat pitoyable d’un film qui avait un vrai potentiel d’émerveillement.
Je comprends d’autant moins comment tant de gens peuvent croire que ce film est un Disney, tant on est loin de la qualité visuelle et de l’exigence technique de chez Mickey !

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Ce plan pique méchamment les yeux, que c’est moche !!! On dirait un modèle 3D parachuté ici avec des éclairages faits par un débutant… Après les splendides plans 3D de Notre-Dame dans le Bossu l’année précédente, c’est horriblement décevant !

  • Lambrigot

    J’aime beaucoup ce dessin animé meme si j’adore les disney aussi 🙂 il y a du reve dans chaque dessin animé et celui ci s’adresse a mon avis a un public plus agé car l’histoire est plus sombre et l’heroine est un personnage historique.