Le média de la semaine : Série – Once Upon a Time

Le média de la semaine : Série – Once Upon a Time

Une rubrique que je ferai chaque semaine : le média de la semaine. Ca peut être une série, un film, un jeu, un livre, ou autre.

Cette semaine, on va parler d’une série qui vient de finir sa 1ère saison et dont je suis déjà fan, ainsi que mon cher et tendre : Once Upon a Time.

Cette année, les nouveautés sont malmenées, beaucoup de nouvelles séries ne parviennent pas à aller au-delà de leur première saison (Terra Nova et Ringer, dont j’aurai l’occasion de parler, en font partie). Parmi ces nouvelles séries, un ovni a réussi à se démarquer, à avoir de bonnes audiences, et à perdurer. Elle est ainsi renouvelée pour une seconde saison avec une moyenne de 11 millions de téléspectateurs : c’est Once Upon a Time.

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Emma

Le pitch de la série : des personnages de contes de fée sont envoyés dans notre monde à cause d’une malédiction de la méchant reine, sans se souvenir de qui ils sont.

Alors ce pitch de départ peut faire sourire, lever un sourcil, provoquer des « WTF ? » dubitatifs, et c’est là le génie des créateurs, la curiosité a amené beaucoup de monde à regarder le pilote pour découvrir de quoi il s’agissait.

Et bien on est en fait devant un Lost-like (une série basée sur des flashbacks, avec des épisodes généralement centrés sur un personnage en particulier), on suit une histoire qui se passe dans notre monde, au présent, avec des flashbacks dans le monde des contes de fée.

Mais laissez-moi détailler l’histoire :

Nous sommes à New-York, de nos jours. Emma, sorte de détective privé, voit débarquer chez elle, le jour de ses 28 ans, un gamin, Henry, qui prétend qu’il est son fils, qu’elle a donné à adopter à sa naissance il y a 10 ans. Choquée, Emma décide de le ramener chez sa mère adoptive avant qu’elle s’inquiète. En chemin, Henry lui raconte que les habitants de sa ville sont des personnages de contes de fée, et que sa mère est la méchante reine. Emma n’en croit bien sûr pas un mot, et trouve même amusant que la ville s’appelle Storybrooke (pour le jeu de mot avec le mot « Storybook » qui signifie « Livre de contes »). À son arrivée, elle trouve la mère adoptive de Henry et le lui ramène, mais tombe sur une femme froide et plutôt antipathique, elle décide donc de rester un peu afin de s’assurer que tout va bien, et va faire la rencontre des habitants de la ville, qui ne sont autre que des personnages de contes de fée, mais seul le spectateur connaît la vérité et sait qui est qui, puisque Emma ne croit pas du tout à cette histoire de malédiction, et joue le jeu avec Henry pour passer du temps avec lui. Mais Régina, la reine, voit d’un mauvais oeil l’arrivée de la mère d’Henry, qui est en fait la fille de Blanche-Neige, qui fut sauvée de la malédiction par ses parents afin de briser la malédiction.

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Régina, la méchante reine

Les créateurs de la série sont deux anciens scénaristes de Lost, on comprend alors mieux pourquoi on passe par des flashbacks. Là où c’est intéressant, c’est que la série nous offre une surprenante relecture des contes traditionnels, et que, si l’on connaît l’histoire dans les grandes lignes,  on a quand même pas mal de surprises sur leur déroulement. La série n’hésite d’ailleurs pas à s’aventurer avant ou après les contes, nous permettant de savoir comment les personnages sont devenus ce que l’on connaît, leurs motivations, etc. Ainsi, alors qu’on connaît une Blanche-Neige un peu ingénue et fragile, on découvre là une Blanche-Neige forte, qui se bat, qui a la rage de vaincre, et qui tient la dragée haute à bien des hommes de la série.

D’ailleurs, la série renoue plutôt pas mal avec la grande mode du girl power de la fin des années 90 début 2000, qui fut instaurée avec Buffy, puis entretenue par des séries comme Charmed ou encore Desperate Housewives. Si dans le monde réel, Emma est à peu près la seule avec Régina à avoir un tempérament de feu, les femmes dans le monde des contes sont bien plus redoutables, on a donc Blanche-Neige et la méchante reine bien sûr, mais également le chaperon rouge (qui nous surprend particulièrement d’ailleurs), ou encore la fille de Midas, ou même Maléfique. Au final, les hommes sont bien plus stéréotypés dans les contes alors que les femmes sont bel et bien l’élément central de ce monde. Les méchantes reines, les gentilles fées au pouvoirs magiques, les héroïnes… Bref, les femmes ont une place de choix, et les scénaristes ont volontairement choisi de casser leur image de potiches qu’elles traînaient dans les contes. D’ailleurs on sait déjà qu’on verra dans la saison 2 La Petite Sirène et Raiponce,  cette dernière ayant déjà été une femme forte dans le film de Disney, la sirène devrait s’avérer moins cruche que la belle Ariel, qui se contentait de chercher son beau prince Eric, sans forcément se battre, sauf quand elle le sauve.

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Blanche-Neige

Cela dit on a aussi des personnages masculins particulièrement jouissifs, notamment Tracassin, (en anglais Rumplestiltskin, bonne chance pour le prononcer 🙂 ), qui est en fait le vrai détenteur du pouvoir dans ce monde. Il manipule un peu tout le monde en passant des marchés avec eux et arrive toujours à ses fins, mais comme dans toute série, il a sa part d’humanité et de faiblesse, et c’est un plaisir de découvrir ce personnage, magistralement interprété par Robert Carlyle (qui a joué dans The Full Monty, et plus récemment dans la série Stargate Universe).

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Tracassin

 

La chaîne ABC, qui diffuse la série, appartient à Disney, et la série étant également produite par la firme aux grandes oreilles, on retrouvera d’ailleurs des personnages purement Disney, absents du conte original, tels que Jiminy Cricket.

Au niveau des acteurs, on retrouve Jennifer Morrison (Dr. House) dans le rôle d’Emma, Ginnifer Goodwin (Walk the Line) dans le rôle de Blanche-Neige, Josh Dallas (Thor) dans le rôle du prince charmant, et plein d’autres acteurs, bien souvent peu connus.

La série bénéficie également d’une musique superbe et d’une histoire prenante, son seul défaut vient des effets spéciaux, souvent assez moyens, notamment certains décors du monde des contes de fée, un peu vides ou mal faits par moments, mais on oublie assez vite ces défauts tant on est emportés par le récit et par la féérie de la série.

Une série qui sera à découvrir à la rentrée sur M6 en France, et trouvable sur internet pour les plus impatients. Sachez aussi que le DVD/Blu-ray américain sortira le 28 août. On ne sait pas encore si le blu-ray sera dézoné mais si c’est le cas, c’est une bonne occasion de ce procurer ce bijou pour un prix moindre que chez nous (déjà amazon casse les prix mais la conversion dollar-euro permet de payer moins cher), sachant que les blu-ray américains contiennent les sous-titres français (c’est du québecois mais les quelques mots de là-bas ne gènent pas la compréhension).

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Le Prince Charmant

Ma note : 9/10

J’aime :

– La féérie
– Les acteurs
– L’histoire prenante
– La musique

J’aime pas :

– Certains effets spéciaux un peu ratés
– Certains personnages qui sont trop peu exploités.

  • Un an après, la saison 2 vient de se finir, et on a encore l’exemple du pouvoir des femmes, avec Mulan, ou encore Tamara. Emma n’est pas en reste puisqu’elle réussit à vaincre un géant et arrive à tenir tête au capitaine Crochet !
    Toujours beaucoup de rebondissements en tout cas.
    Par contre l’année dernière on nous disait qu’il y aurait Raiponce et la Petite Sirène, au final ça n’a pas été le cas, par contre on a eu le Capitaine Crochet, et un début d’intrigue sur le Pays Imaginaire, qui devrait avoir une place de choix dans la saison 3. Le Pays des Merveilles vu dans la saison 1 sera en revanche l’objet d’une série spin-off, Once Upon a Time in Wonderland, qui sera diffusée à la rentrée, en parallèle de Once Upon a Time. Et vu la bande-annonce qui semble totalement épique avec des effets spéciaux franchement classes, ça n’augure que du bon pour la série de base !